Après avoir adopté le .XXX, l’ICANN ne devrait pas émettre d’opposition à la création d’un moteur de recherche dédié à la recherche de contenu pornographique ...
L’EXTENSION .XXX, UN PROJET INITIALEMENT CONTROVERSE
Le conseil d’administration ICANN, la Société pour l’attribution des noms de domaine et des numéros sur internet, l’autorité de régulation sur internet, a approuvé en Mars 2011 l’adoption de l’explicite extension .XXX. Après de houleux débats, une sécurité améliorée et une plus grande clarté ont fini par faire pencher la balance en faveur de ce nouveau mode d’organisation, après l’avoir refusé il y a 5 ans.
Dans le système de noms de domaine, un domaine dit « de premier niveau » (Top-level Domain en anglais, ou TLD) se situe au sommet de la hiérarchie. C’est celui qui se trouve en fin d’URL : par exemple monPCsurMesure.fr a un TLD en .fr (on a aussi .com, .net, .org…). L’extension .xxx aura les mêmes droits que les autres, mais verra néanmoins son attribution plus difficile à obtenir : une organisation, The International Foundation for Online Responsibility, sera chargée de vérifier si ces noms de domaine ne sont pas utilisés à des fins illégales (ne pas viser un public mineur, refuser le spam, ou encore la pédopornographie, entre autres).
Le but ? "L'idée initiale est de regrouper l'ensemble des sites pour adultes sous cette extension, permettant de filtrer plus facilement l'accès à ce type de sites au public non autorisé", indique Gandi.net, un bureau d’enregistrement de noms de domaine français.
UNE MANNE POTENTIELLE ?
Alors que le .fr a dépassé les deux millions de noms de domaine, on peut s’attendre à une probable explosion Néanmoins, rien ne garantit qu’une séparation bien nette soit faite entre les sites .xxx, et les autres. En effet, les sites à caractère pornographique ne sont absolument pas obligés de migrer vers cette extension.
Mais attention, la période de prévente commence officiellement au mois de septembre, tandis que seuls les propriétaires légaux de marques de l'industrie pornographique souhaitant se protéger du cybersquatting (est une pratique consistant à enregistrer un nom de domaine correspondant à une marque, avec l'intention de le revendre ensuite à l'ayant droit, ou d'altérer sa visibilité.) pourront participer à la phase préliminaire de réservation, le prix de base étant d’une soixantaine de dollars l’année, n’en déplaise aux plus malins ayant flairé la bonne affaire…
En effet, la concurrence est rude : un demi-million de sites pornographiques veulent migrer vers la nouvelle extension, plus de 10% des sites internet concernés directement par la pornographie, un prix de base de 60 dollars annuels, à comparer aux 10 dollars d’un site lambda, et enfin une enchère de 12 millions de dollars pour le très prisé URL « sex.com »… On imagine aisément que le secteur X du web, et même les acteurs les plus classiques, tel le français Marc Dorcel, préparent leurs atouts ! Ce dernier compte bien acheter toutes les extensions possibles se rapportant à sa marque, afin que son image ne soit pas ternie ou accaparée sur le web.
ICM LLC Registry, a annoncé par la voix de son président directeur général, Stuart Lawley, que la firme travaillait sur un projet de moteur de recherche d’un genre un peu particulier : il serait entièrement dédié aux sites Internet « de divertissement pour adultes ». L’ensemble des sites rattachés à l’extension .xxx seront disponibles sur ce moteur. Pour ICM, il s'agira de monétiser le service avec des partenariats de publicité et de liens sponsorisés. On imagine d’avance le design du moteur de recherche, sûrement un peu moins épuré que le plus connu d’entre eux…
Soyez le premier à donner votre avis !
Un gain de performance non négligeable sans efforts ! Prenez 5 minutes, vous ne serez pas déçu !