Une bonne ventilation est aujourd’hui indispensable pour assurer une durée de vie décente à un ordinateur moderne. En effet, depuis le début des années 1990, l’évolution des processeurs, puis celles des cartes graphiques, à partir de 1999 (avec la Nvidia GeForce 256), ont forcé les constructeurs à concevoir une solution de refroidissement « active ». En effet, la chaleur est l’ennemi public numéro 1 des composants électroniques. Si la température est trop élevée à l’intérieur de votre unité centrale, ceux-ci fonctionneront de façon moins efficiente, voire (horreur !) pourraient mourir sous vos yeux d’épuisement…
Ils soufflent, certes, mais pas pour rien. Et surtout pas tous de la même façon. Voici un petit billet qui vous en dira plus, en toute simplicité, sur les ventilateurs qui occupent votre ordinateur, et sont particulièrement importants pour les PC Gamer. Obtenir un PC pas cher, oui, mais pas n’importe comment ! Vous verrez avec ce billet qu’il est facile de comprendre leur utilité, mais qu’un boîtier de qualité, comme ceux proposés dans notre boutique, aura un système de ventilation suffisant pour une utilisation de tous les jours.
Avec des processeurs allant jusqu’à 150 Watts de consommation électrique (et donc, par effet Joule, de dégagement proportionnel de chaleur), et même jusqu’à 450 Watts pour les cartes graphiques les plus gourmandes, une bonne évacuation de ce trop-plein de chaleur est nécessaire, sous peine de voir son ordinateur se transformer d’abord en sauna, puis ensuite en cimetière pour hardware… C’est là qu’interviennent les ventilateurs, ces petites hélices que vous voyez tourner, souvent à l’arrière de votre PC, et accessoirement accompagner vos films d’un petit bruit d’ambiance parfois plus qu’agaçant… Souvent relégués en arrière-plan car présents par défaut dans les boîtiers, ou sur le processeur et l’alimentation, ceux déjà installés sur les boîtiers bas de gamme sont souvent de piètre qualité et il peut donc être utile d’investir dans cette situation.
Pour des prix allant de quelques euros à parfois plus de 20, et avec des dizaines de références pour de très nombreuses marques (du NoName à Noctua, en passant par Enermax, Delta, Fractal, Advance ou encore Cooler Master), comment faire la différence entre le bon et le moins bon ? Comment refroidir efficacement son ordinateur, sans pour autant installer une soufflerie pour parachutistes dans son salon ?
Tout d’abord nous ne vous recommanderons jamais de vous lancer dans un composant NoName. Bien que synonyme d’économie (a priori), ce type d’équipement se révélera aussi souvent source de nuisances voire de panne. Néanmoins, les marques ne se distinguent pas foncièrement l’une de l’autre en termes de qualité, le ventilateur n’étant pas non plus le composant le plus technique de l’ordinateur. Il s’agira plus de s’y retrouver dans les caractéristiques techniques, afin de pouvoir trier l’innommable du bon ventilateur.
Quelle est la meilleure taille d’un ventilateur ? Sachez que plus un ventilateur est grand, moins il aura besoin de tourner vite (et donc de créer des nuisances sonores) pour refroidir. Néanmoins, les ventilateurs qui équipent les boîtiers « tuning » pour gamers, allant parfois jusqu’à 40cm de diamètre, sont une hérésie : les trous entre les pâles laisseront s’échapper les bruits que votre boîtier est justement censé contenir. Les tailles qui font aujourd’hui référence pour un ordinateur fixe sont 80mm, et de plus en plus 120mm.
Un ventilateur peut aspirer ou éjecter de l’air. Pour assurer un flux aussi correct que possible, un ventilateur qui aspirera l’air frais de l’extérieur est généralement placé à l’avant du boîtier. À l’inverse, à l’arrière, un autre se chargera d’éjecter l’air chaud. En plus des ventilateurs du ventirad (situé sur le processeur), de l’alimentation et de la carte graphique, cela suffit généralement. Il est généralement admis que les ventilateurs placés latéralement sont moins efficaces, voire perturbent le flux d’air.
Concernant les caractéristiques techniques, voici quelques explications pour les plus importantes. Le CFM (ou Cubic Foot per Minute) est un acronyme anglo-saxon mesurant le débit d’air déplacé par minute. Plus le CFM est élevé, plus le ventilateur a un débit important. Les RPM (ou Revolutions per Minute) correspondent au nombre de tours par minute. Quel intérêt ? Eh bien à partir de 1200 RPM, un modèle de 120mm sera silencieux jusqu’à 1600 RPM, moment où il deviendra audible, et même bruyant à partir des 2000. Pour un modèle de 80mm, ce seront respectivement environ 1700, 2300 et 2800 RPM. Bien entendu, cela dépendra de la sensibilité acoustique de chacun…
Le dB(A) est le bruit émis. Nous ne nous attarderons pas dessus, bizarrement, car les constructeurs sont peu rigoureux sur sa définition… Forcément, ils auront tendance à plus ou moins « tricher », et afficher des valeurs fantaisistes. Enfin, il est intéressant de savoir que la vitesse des pales varie en fonction de la tension imputée au ventilateur. Plus celle-ci est élevée, plus il sera rapide ! Utile pour régler la nuisance sonore si nécessaire (pas besoin que le ventilateur aille à Mach 3 quand vous utilisez Word. L’affaire est différente si vous êtes sur Gears Of War 3 depuis plusieurs heures…).
Pour terminer ce billet, je ne vais pas m’appesantir plus longtemps sur les accessoires trouvés au même rayon, à savoir:
Voilà, j’espère que vous serez un peu plus éclairés sur l’utilité somme toute cruciale de ces petits produits vendus quelques euros… Restez raisonnables, avec quelques ventilateurs judicieusement placés, pas besoin d’investir dans de lourdes installations, sauf à être un gamer ou un overcloker compulsif… (voire les deux). Par ailleurs, un boîtier de qualité permettra de ventiler votre PC dans des conditions très correctes par défaut, comme par exemple le Silencio 550 de chez Cooler Master, qui sait se contenter de deux ventilateurs et d’un emplacement supplémentaire pour fonctionner !
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